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10/03/2017

Grand monde montre guess collection femme

Prenez garde, mon cher, lui dit de Marsay, vous avez un beau nom, et si vous n’acquérez pas la fortune qu’exige votre nom, vous pourrez aller finir vos jours sous un habit de maréchal des logis dans un régiment de cavalerie. Nous avons vu tomber de plus illustres têtes ! ajouta-t-il en déclamant ce vers de Corneille et prenant le bras de Savinien. Il nous est venu, reprit-il, voici bientôt six ans, un jeune comte d’Esgrignon qui n’a pas vécu plus de deux ans dans le paradis du grand monde montre guess collection femme . Hélas ! il a vécu ce que vivent les fusées. Il s’est élevé jusqu’à la duchesse de Maufrigneuse, et il est retombé dans sa ville natale, où il expie ses fautes entre un vieux père à catarrhes et une partie de whist à deux sous la fiche. Dites votre situation à madame de Sérizy tout naïvement, sans honte, elle vous sera très utile ; tandis que si vous jouez avec elle la charade du premier amour, elle se posera en madone de Raphaël, jouera aux jeux innocents, et vous fera voyager à grands frais dans le pays de Tendre ! Savinien, trop jeune encore, tout au pur honneur du gentilhomme, n’osa pas avouer sa position de fortune à madame de Sérizy. Madame de Portenduère, dans un moment où son fils ne savait où donner de la tête, envoya vingt mille francs, tout ce qu’elle possédait, sur une lettre où Savinien, instruit par ses amis dans la balistique des ruses dirigées par les enfants contre les coffres-forts paternels, parlait de billets à payer et du déshonneur de laisser protester sa signature sac a main guess . Il atteignit, avec ce secours, à la fin de la première année. Pendant la seconde, attaché au char de madame de Sérizy sérieusement éprise de lui, et qui d’ailleurs le formait, il usa de la dangereuse ressource des usuriers. Un député de ses amis, un ami de son cousin de Portenduère, Des Lupeaulx l’adressa, dans un jour de détresse, à Gobseck, à Gigonnet et à Palma qui, bien et dûment informés de la valeur des biens de sa mère, lui rendirent l’escompte doux et facile. L’usure et le trompeur secours des renouvellements lui firent mener une vie heureuse pendant environ dix-huit mois. Sans oser quitter madame de Sérizy, le pauvre enfant devint amoureux fou de la belle comtesse de Kergarouët, prude comme toutes les jeunes personnes qui attendent la mort d’un vieux mari, et qui font l’habile report de leur vertu sur un second mariage. Incapable de comprendre qu’une vertu raisonnée est invincible, Savinien faisait la cour à Émilie de Kergarouët en grande tenue d’homme riche : il ne manquait ni un bal ni un spectacle où elle devait se trouver.  Mon petit, tu n’as pas assez de poudre pour faire sauter ce rocher-là, lui dit un soir en riant de Marsay.

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